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Les pouvoirs locaux dans la mondialisation écologique

Remodeler l’environnement planétaire et urbain


HDR de Cyria EMELIANOFF (ESO Le Mans) soutenue en 2011 à l'Université du Maine

Cette habilitation à diriger des recherches traite de la possibilité et des modalités d’un pilotage local et décentralisé du « global change ». Quelle place occupent les villes européennes dans la gouvernance émergente « du système terre », et dans la transition vers la durabilité ? Le mémoire déploie l’hypothèse d’une « terrestrialisation » des politiques urbaines, de leur inscription dans un environnement planétaire visant à atténuer les transformations de cet environnement et à s’y adapter. 
La première partie, « les villes dans la gouvernance environnementale globale », remonte à la source des politiques de développement urbain durable et retrace l’invention d’un nouveau répertoire de politiques publiques par ICLEI, une association transnationale de collectivités locales. Grâce à l’appui du PNUE et de la Commission européenne, les pouvoirs locaux en réseau investissent la scène des régulations environnementales mondiales. Le mémoire explicite la dimension interscalaire de ce jeu d’acteurs, en particulier au sein de la campagne européenne des villes durables, dans un double contexte d’européanisation et de mondialisation des politiques publiques.  La deuxième partie du travail, « la mondialisation écologique à l’échelle locale », analyse les premiers visages de la terrestrialisation des politiques urbaines. Agendas 21 locaux, plans climat locaux et quartiers durables font l’objet de chapitres de synthèse, qui mettent en valeur les appropriations géoculturelles de ces nouvelles politiques. L’implication des villes dans une gouvernance environnementale globale transforme l’environnement urbain plutôt que l’environnement global, et les manières de conceptualiser l’urbanisme. Son premier résultat serait un tournant urbanistique.