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Les politiques et pratiques de l’éducation à l’environnement et au développement durable

Le cas des écoles primaires de Tanger (Maroc)


Thèse de Amina Courant Menebhi (ESO Le Mans) soutenue en 2016 à Université du Maine
Direction :
  • Gérald Billard, Université du Maine - Le Mans
  • Pascale  Lévêque, Université du Maine - Le Mans



Depuis plusieurs années, toutes les études le montrent : la conscience des citoyens face au développement durable et ses enjeux grandit, mais parallèlement ils peinent à l’intégrer concrètement dans leur vie quotidienne. Au centre de cette dichotomie : un socle culturel, des schémas acquis et des repères doivent être profondément modifiés. L’éducation au développement durable va bien au-delà d’une transmission des connaissances sur le concept. Elle porte cette ambition de refonder nos modes de pensée et d’agir en accord avec un moindre impact environnemental et plus de solidarité.

Aujourd’hui, le Maroc entreprend un chantier de mise en harmonie de ses structures économiques, politiques et juridiques de manière à s’inscrire dans l’esprit du développement durable imposé par la constitution de 2011. Dans une société en perpétuelle mutation et confrontée à de nombreux défis environnementaux, l’éducation joue un rôle de pilier dans les tendances en matière de «verdissement» de l’éducation. La mise en place de réseaux éducatifs informels est une des clés de collaborations intersectorielles (enseignants, communes, associations, ONG, entreprises) pour élever le taux de réussite des actions de verdissement de l’éducation en dehors de l’école et ce, en apportant la connaissance scientifique, l’expertise en matière d’éducation à l’environnement et en mettant à disposition des outils adéquats testés et validés.

Dans les écoles primaires tangéroises, de nombreuses initiatives voient le jour et permettent de façonner une interface favorable entre connaissances et pratiques. Le territoire local, à travers ses ressources, sert aussi d’appui à cette mise en application de l’EEDD. Cependant de nombreux obstacles (formation, programmes, manuels scolaires, représentations, décalage entre l’école et les familles, etc…) sont identifiés dans la mise en œuvre de l’EEDD au Maroc. Il semble ainsi nécessaire de continuer à améliorer la sensibilisation, l’information et l’éducation des jeunes marocains à la préservation et à la conservation de leur environnement et patrimoine.

Amina Courant Menebhi est désormais chercheure associée au laboratoire ESO, vous pouvez consultez sa fiche individuelle ICI.